Le Japon compte plus de bars à chats que n’importe quel autre pays. Notre annuaire en recense plus de 900 ouverts dans les 47 préfectures, d’un café-refuge installé dans un bus à impériale reconverti à Nagoya à un café pour vieux chats sauvés, à flanc de colline face à Miyajima. On est loin de 2005, quand le ministère japonais de l’Environnement dénombrait trois bars à chats dans tout le pays, ou de fin 2015, quand il en comptait environ 300. Depuis, la croissance vient en grande partie de petits cafés-refuges, et surtout hors de Tokyo.

Un voyage au Japon n’a donc pas besoin de s’organiser autour des bars à chats de Tokyo. Osaka, où le premier du pays a ouvert en 2004, en compte presque autant que la capitale, et chaque grande ville sur l’itinéraire classique de Tokyo à Hiroshima en a quelques-uns qui valent le détour. Nous commençons par ce qui vous attend dans un bar à chats japonais et ce qu’il en coûte, puis nous suivons la carte ville par ville, jusqu’à Sapporo et Okinawa, avant de finir par les îles aux chats. Tous les prix, jours de fermeture et âges minimum ci-dessous proviennent du site ou des réseaux sociaux de chaque café, en octobre 2026. Pour Tokyo, consultez notre guide quartier par quartier.

Comment fonctionnent les bars à chats au Japon

Avant de choisir un café, mieux vaut savoir qui le tient, car c’est ce qui détermine le prix, les chats et le règlement.

  • Les chaînes comme MOCHA, MOFF, Coorikuya et Puchi Marry se trouvent près des grandes gares et dans les centres commerciaux. Vous entrez sans réservation et payez au temps passé, en général de 1 000 ¥ à 1 500 ¥ pour les 30 premières minutes puis environ 220 ¥ à 250 ¥ par tranche de 10 minutes, jusqu’à un plafond journalier, boissons comprises. Les chats sont de jeunes chats de race, et plusieurs chaînes appartiennent à des groupes d’animaleries. Sans réservation et avec des prix clairs, c’est l’option la plus simple si vous ne lisez pas le japonais.
  • Les cafés-refuges, ou hogo-neko cafés (保護猫カフェ), sont généralement petits et tenus par une association ou par un particulier qui recueille des chats, lesquels attendent d’être adoptés. Comptez de 1 000 ¥ à 2 000 ¥ l’heure, souvent avec une boisson, et une réservation via LINE ou par téléphone. Adopter n’est pas réaliste pour un touriste, car les refuges exigent une résidence au Japon, un logement où les animaux sont autorisés, un entretien et parfois une visite à domicile, mais votre droit d’entrée finance la nourriture et les frais vétérinaires des chats.
  • Les cafés d’éleveurs appartiennent à un éleveur de chats ou à une animalerie, se concentrent souvent sur une race comme le bengal, le Munchkin ou le Maine Coon, et vendent parfois des chatons sur place. Nous les signalons ci-dessous.

Le règlement intérieur varie moins que les prix. On se déchausse à l’entrée et on se lave ou se désinfecte les mains. Les chats se caressent mais ne se portent pas, sauf si le personnel le propose ; les photos sont autorisées sans flash, et on laisse dormir les chats qui dorment. Vérifiez l’âge minimum avant de venir avec des enfants : 6 ans est courant, et certains cafés le fixent à 10 ans ou plus. Les petits cafés n’acceptent pas toujours la carte bancaire, mais PayPay et les autres applications de paiement par QR code sont désormais largement acceptés.

La loi japonaise influe aussi sur les horaires. Depuis 2012, les commerces d’animaux n’ont pas le droit d’exposer chiens et chats entre 20 h et 8 h. Les bars à chats bénéficient depuis 2016 d’une dérogation permanente qui leur permet de présenter les chats adultes d’un an et plus jusqu’à 22 h, à condition qu’ils puissent se retirer dans un espace de repos. Voilà pourquoi presque aucun bar à chats japonais ne reste ouvert après 22 h. Depuis 2021, des normes nationales limitent aussi le nombre de chats par employé et imposent une surface minimale.

Les bars à chats japonais en un coup d’œil

Ville

Sans réservation

Café-refuge

Original

Tokyo

MOCHA Lounge ShinjukuYadorigi CafeTemari no Ouchi

Osaka

MOCHA Shinsaibashi

Save Cat Cafe, Neco Republic

Diorama Shokudo

Kyoto

MOCHA KawaramachiManeki MachiyaCat’s Eye

Nara et Kobe

MOCHA Kobe SannomiyaCocone (Nara)Nyanny (Kobe)

Yokohama et Kamakura

Nekochan to IsshoNeko Cafe Leon, MiysisKamakura Nekonoma

Nagoya

MOCHA Sakae, Puchi MarryHemingwayHidamari-go

Hiroshima

MOFF minamoaHiroshima Neko BugyoShhh…

Fukuoka

MOCHA Tenjin DaimyoNeko Cafe KeurigBineko

Sapporo

MewkiesTsukineko CafeMataxtabi

Okinawa

MOFF Kokusai-doriNekomaru ChayaNoraya

Les prix ci-dessous s’entendent TTC et ont été vérifiés en octobre 2026. Les chaînes, en particulier, modifient leurs tarifs tous les un ou deux ans : vérifiez sur le site du café avant d’y aller.

Tokyo

Tokyo et Osaka comptent chacune plus d’une centaine de bars à chats, mais ceux de Tokyo sont dispersés dans une ville bien plus vaste : mieux vaut donc choisir par quartier. Notre guide de Tokyo passe la ville en revue quartier par quartier. Pour un choix rapide : MOCHA Lounge Shinjuku est un grand café de chaîne sans réservation à deux minutes de la gare de Shinjuku, Yadorigi Cafe, à Yanaka, est l’un des cafés-refuges les plus appréciés du pays, et Temari no Ouchi, à Kichijoji, est aménagé comme une forêt de livre d’images. En excursion à la journée, vous pouvez ajouter Kamakura ou Yokohama, toutes deux à moins d’une heure.

Osaka

C’est à Osaka que l’histoire des bars à chats japonais a commencé, et la ville en compte aujourd’hui presque autant que Tokyo, sur une surface plus réduite. La plupart se trouvent autour d’Umeda et de Nakazakicho au nord, et de Namba et Shinsaibashi au sud. Retrouvez-les tous sur notre carte d’Osaka.

Neko no Jikan (« l’heure des chats ») a ouvert en 2004 et est largement considéré comme le premier bar à chats du Japon. Il existe toujours à Kurosakicho, à trois minutes de la sortie 1 de la station Nakazakicho, avec des salles de style tatami. L’entrée coûte 1 200 ¥ en semaine et 1 300 ¥ le week-end, sans réservation, et le café est ouvert de 11 h à 18 h, du mercredi au dimanche. Les jeunes enfants ne sont admis qu’entre 11 h et 13 h.

À quelques pas de là, Nakazakicho abrite certains des meilleurs cafés-refuges de la ville. Save Cat Cafe, à trois minutes de la gare JR de Tenma, fait adopter des chats depuis 2015. Les visites se font par formules de 90 minutes, à partir de 1 600 ¥ avec une boisson ou de 2 200 ¥ à 2 400 ¥ avec un gâteau. Fermé le lundi, il accueille les visiteurs à partir de 10 ans (15 ans à partir de 2027) et demande de réserver via LINE ; il n’accepte pas les cartes de crédit. Cat Space est un café-refuge installé dans une ancienne maison de ville en bois (kominka), à quatre minutes de la gare JR de Tenma, avec une dizaine de chats qui attendent un foyer. L’heure coûte 2 000 ¥ avec une boisson et un en-cas. Les enfants de moins de six ans ne sont pas admis, et le café ferme le jeudi.

Un chat roux et blanc devant la fresque de pins d’un bain public à Neco Republic Osaka Courtesy of neco-republic.jp

Au sud, Neco Republic Osaka est à deux minutes de la sortie 7 de la station Nagahoribashi. Il reproduit un ancien bain public, avec une fresque du mont Fuji et des bains de pieds, et vous pouvez même dormir à l’étage, dans son auberge à chats de style Edo. L’heure avec boissons à volonté coûte 1 650 ¥ en semaine et 1 980 ¥ le week-end, et son site est en anglais. Neko no Eniwa, un café-refuge près de Namba, reste ouvert jusqu’à 22 h et facture 1 500 ¥ l’heure. Il ne sert pas de boissons, mais vous pouvez apporter la vôtre ; il ferme le jeudi et n’accepte pas les enfants de moins de 12 ans environ.

Si vous voulez simplement entrer sans réserver, MOCHA Shinsaibashi, à trois minutes de la sortie 5 de la station Shinsaibashi, facture 1 188 ¥ les 30 premières minutes en semaine puis 220 ¥ par tranche de 10 minutes, boissons comprises. Il est ouvert tous les jours de 10 h à 20 h, à partir de six ans. Près de Dotonbori, Gurugurudo a des airs de complexe tropical, avec des murs en bambou et un arbre à chat fabriqué à Bali, et ses chats à poil long viennent tous du même éleveur. L’heure coûte 1 650 ¥.

Trois chatons assis parmi les collines miniatures et les rails de la maquette ferroviaire de Diorama Shokudo Courtesy of railway-cats.com

Pour quelque chose de différent, Diorama Shokudo, à trois minutes de la sortie nord de la gare JR de Teradacho, a débuté en 2005 comme restaurant de ramen sur le thème du chemin de fer. Des chats sauvés s’y sont installés en 2020 et se promènent désormais sur une maquette ferroviaire, en renversant les trains. Le café ne sert plus de repas ; l’heure coûte 2 000 ¥ avec une boisson, et le personnel parle anglais. Son café jumeau, Neko no Hakobune Cats Wonderland, a ouvert en 2024 à côté de l’aquarium Kaiyukan, à Tempozan, avec environ 25 chats sauvés autour d’une autre maquette ferroviaire. Il facture 1 800 ¥ la première heure (1 500 ¥ de trois à cinq ans) et accueille sans réservation de 11 h à 18 h, ce qui en fait un complément facile à une visite de l’aquarium.

Kyoto

Kyoto compte moins de bars à chats qu’Osaka, mais certains des plus mémorables, dans des maisons anciennes et des galeries. Retrouvez-les sur notre carte de Kyoto.

Un chat tigré et blanc observant depuis les poutres en bois de la maison Maneki Machiya à Kyoto Courtesy of japancatnetwork.org

Maneki Machiya Cat Cafe est tenu par Japan Cat Network, une association de protection animale, dans une machiya (maison de ville traditionnelle) à Uzumasa, à l’ouest du centre. Ce n’est pas un café où l’on passe à l’improviste : vous réservez une session de deux heures animée en anglais, à 2 900 ¥ par personne, via Airbnb Expériences ou par e-mail. Les sessions ont lieu du mardi au jeudi et le week-end, pour sept personnes au maximum, à partir de cinq ans.

Cat’s Eye, à cinq minutes de la station Jingu-Marutamachi, est un café et une galerie d’art au 2e étage d’un immeuble triangulaire, où six chats sauvés déambulent parmi les tableaux. Il a ouvert en 2016, le propriétaire accueille les visiteurs en anglais, et environ la moitié de sa clientèle vient de l’étranger. L’heure coûte 1 500 ¥ avec une boisson. Il est ouvert de 13 h à 18 h et ferme le mardi et le mercredi ; avec seulement dix places, il peut être complet.

À l’autre bout de l’échelle, The Cat Retreat at Utanekodo est une expérience uniquement sur réservation, dans une machiya centenaire à cinq minutes de la station Kyoto Shiyakusho-mae, avec huit chats sauvés et une cérémonie du thé matcha. Une session partagée de 70 minutes coûte 10 000 ¥ par personne, pour deux personnes au minimum, et les sessions privées sont bien plus chères. Il est demandé aux visiteurs de ne pas porter de parfum et de ne pas visiter un autre café animalier le même jour.

Pour entrer facilement sans réservation près des rues commerçantes de Kawaramachi, MOCHA Kyoto Kawaramachi, au 3e étage de l’immeuble mina Kyoto, compte 22 chats et facture 1 200 ¥ les 30 premières minutes en semaine (1 500 ¥ le week-end), boissons comprises. Il est ouvert de 11 h à 21 h, à partir de six ans. Tout près, Kyoto Hyo-neko no Mori est un café d’éleveur où les 11 chats sont tous des bengals tachetés comme des léopards ; une visite de 30 minutes avec une boisson coûte 1 000 ¥ (800 ¥ de quatre à 12 ans), et les billets sont vendus sur place le jour même.

Nara et Kobe

Les deux villes se visitent facilement à la journée depuis Osaka. À Nara, Cat Cafe Cocone est un café de style japonais à quatre minutes de la gare Kintetsu-Nara, près de la rue commerçante Higashimuki : il s’intercale donc bien entre le parc aux daims et le déjeuner. Ses quelque 20 chats sont pour la plupart âgés, et l’heure avec une boisson coûte 1 650 ¥ en semaine et 1 980 ¥ le week-end. Il est ouvert tous les jours de 11 h à 19 h, à partir de huit ans, et n’accepte pas la carte bancaire. Neko Kissa Hanagoromo, à dix minutes de la gare JR de Nara, est un café d’éleveur plus petit avec des Maine Coons et d’autres chats à poil long, qui vend aussi des chatons ; l’heure avec une boisson coûte 1 500 ¥. Consultez notre carte de Nara pour les autres.

Des chats à poil long sur une table basse en verre et un canapé crème à Cat Cafe Nyanny, à Kobe Courtesy of nyanny.com

À Kobe, Cat Cafe Nyanny, à deux minutes de la sortie ouest de la gare de Motomachi, affirme avoir ouvert en 2007 en tant que premier bar à chats de la préfecture de Hyogo. Ses chats, parmi lesquels des sibériens, des somalis et des Ragdolls, circulent au-dessus de la tête des visiteurs sur une passerelle en acrylique transparent. La première heure coûte 1 100 ¥ en semaine sans boisson (1 320 ¥ le week-end), et le café ferme le mardi. MOCHA Kobe Sannomiya, à une minute de la station de métro Sannomiya, est l’option sans réservation, avec 20 chats et les tarifs habituels de la chaîne. Découvrez-en d’autres sur notre carte de Kobe.

Yokohama et Kamakura

Les bars à chats de Yokohama se concentrent autour du quartier chinois et de Kannai. Neko Cafe Leon, à une minute de la sortie nord de la gare JR d’Ishikawacho, a ouvert en 2008 : c’était le premier bar à chats de la ville, et tous ses chats sont à l’adoption via l’association Little Cats. Les 30 premières minutes coûtent 1 100 ¥, boissons offertes. Cat Cafe Miysis, près de la station Isezaki-Chojamachi, est ouvert depuis 2009 et compte environ 25 chats, pour la plupart adoptables. Une visite de 50 minutes avec une boisson coûte 1 700 ¥ ; il est ouvert tous les jours de 13 h à 19 h, n’accepte que les espèces et demande de porter des chaussettes.

À deux minutes de la sortie 3 de la station Motomachi-Chukagai, Nekochan to Issho est l’option tardive : ouvert jusqu’à 22 h, il compte une vingtaine de chats et sert de la bière. Les 30 premières minutes coûtent 1 210 ¥, boissons offertes, puis 220 ¥ par tranche de 10 minutes ; la réservation en ligne est conseillée. Vous en trouverez d’autres sur notre carte de Yokohama.

Un chat tigré et un chat calico assis à une fenêtre à cadre en bois à Kamakura Nekonoma Courtesy of kamakuranekonoma.com

Kamakura, à une heure au sud de Tokyo, a un café-refuge idéal pour une journée de visite des temples. Kamakura Nekonoma est une maison ancienne à une dizaine de minutes à pied du Grand Bouddha, où une dizaine de chats font la sieste par terre et dans les poutres. Depuis son ouverture en 2016, il a trouvé un foyer à plus de 500 chats. L’entrée coûte 550 ¥ les 30 minutes, plus une boisson ; il ferme le lundi et le mardi, et il faut réserver par téléphone (0467-40-5379). Prenez le bus jusqu’à l’arrêt Uchikoshi des lignes Enoden ou Keikyu, et non l’arrêt homonyme de la compagnie Shonan Chuo.

Nagoya

Nagoya est une étape facile en shinkansen entre Tokyo et Kyoto. Rescued Cat Cafe Hemingway, à trois minutes de la sortie 4 de la station Imaike, a ouvert en 2017 et se présente comme le premier café de la ville à n’accueillir que des chats sauvés. Il est tenu par une association, tous les chats sont adoptables, et l’heure avec une boisson coûte 1 300 ¥. Fermé le mardi et le vendredi.

Le bus à impériale Hidamari-go, peint de chats et de tournesols, garé dans une rue de Nagoya Courtesy of hidamari-cat.com

Le plus insolite est Hidamari-go, un café-refuge installé dans un bus à impériale reconverti, à six minutes de la station Shonai-dori. On s’enregistre au rez-de-chaussée, et les chats vivent à l’étage. L’heure coûte 1 320 ¥ avec boissons fraîches à volonté ; il ferme le mercredi et le jeudi, les enfants de moins de cinq ans ne sont pas admis, et la réservation par téléphone est conseillée.

Dans le centre, MOCHA Nagoya Sakae, à une minute de la station Yabacho, compte 20 chats et facture 1 100 ¥ les 30 premières minutes en semaine. Puchi Marry Nagoya Osu occupe trois étages au-dessus d’un restaurant de nouilles dans le quartier commerçant d’Osu, à trois minutes de la station Osu Kannon, et facture 1 095 ¥ les 30 minutes avec le bar à boissons, tous les jours de 11 h à 21 h. Retrouvez les autres sur notre carte de Nagoya.

Hiroshima et Onomichi

Les bars à chats de Hiroshima sont proches des sites à visiter. Hiroshima Neko Bugyo est un café d’adoption dans la galerie marchande Hondori, à trois minutes de l’arrêt de tramway Tatemachi ; prenez l’ascenseur en passant par la boutique d’optique Megane Ichiba jusqu’au 2e étage. Trente minutes coûtent 1 000 ¥, ou 1 450 ¥ pour 45 minutes avec une boisson ; il est ouvert tous les jours sauf le jour de l’An et accepte la carte bancaire. Neco Republic Hiroshima, dans l’ancienne galerie Takanobashi, à 10 ou 15 minutes à pied du parc du Mémorial de la paix, est un café-refuge où l’heure avec une boisson en bouteille coûte 1 870 ¥. Il ferme le mardi et n’accueille que six personnes à la fois : réservez en ligne ou par téléphone. Il dispose d’une page en anglais.

En descendant du train, MOFF minamoa Hiroshima se trouve dans le bâtiment de la gare JR de Hiroshima, avec environ 25 chats de race. Il facture 700 ¥ les 30 minutes plus une consommation obligatoire, puis 250 ¥ par tranche de 10 minutes, de 10 h à 20 h, sans réservation. Sur une colline de Hatsukaichi, sur la route de Miyajima, Shhh… est un café paisible pour chats sauvés de plus de dix ans, avec vue sur la mer en direction de l’île. L’heure coûte 1 000 ¥ plus une boisson ; il ferme le mercredi, n’accueille que les visiteurs de 13 ans et plus, et vous aurez besoin d’un taxi ou d’une voiture. Retrouvez les autres sur notre carte de Hiroshima.

Un chat allongé au-dessus du panneau en bois sculpté de Neko no Hosomichi à Onomichi Photo: Asturio Cantabrio, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

À une heure de train vers l’est, la ville portuaire d’Onomichi possède le Neko no Hosomichi, ou ruelle des chats, une promenade gratuite d’environ 200 mètres par les ruelles à flanc de colline, du sanctuaire Ushitora vers la pagode du Tenneiji. Depuis 1998, l’artiste Shunji Sonoyama a disposé dans la ville plus d’un millier de galets peints en forme de « chats porte-bonheur » (fukuishi). Dans la ruelle, à une minute de la station inférieure du téléphérique de Senkoji, Neko Kissa Utrecht est un minuscule café avec six chats, tous sauvés lorsqu’ils étaient chatons. La boutique et la galerie du rez-de-chaussée sont gratuites ; à l’étage, avec les chats, l’heure coûte 1 500 ¥ plus une boisson. Il n’ouvre que l’après-midi et ferme certains jours de façon irrégulière : consultez d’abord son Instagram. Voir notre carte d’Onomichi.

Fukuoka

Les deux plus anciens cafés-refuges de Fukuoka appartiennent à Neko Cafe Keurig. L’adresse de Daimyo a ouvert en 2008, compte une trentaine de chats et se trouve à cinq minutes de la station Akasaka ; elle est ouverte tous les jours de 12 h à 21 h. Keurig The Loft, à deux minutes de la sortie sud de la gare Nishitetsu Fukuoka (Tenjin), est une salle sous les toits qui donne sur les arbres du sanctuaire Kego, ouverte tous les jours de 11 h à 20 h. Les deux facturent 1 500 ¥ l’heure (1 250 ¥ les 30 minutes) avec boissons fraîches offertes, sans réservation.

Pour un café de chaîne sans réservation, MOCHA Tenjin Daimyo compte environ 18 jeunes chats de race, a un site en anglais et facture 1 045 ¥ les 30 premières minutes en semaine (1 210 ¥ le week-end). Neko Cafe Bineko occupe une maison d’une cinquantaine d’années près du parc Ohori, avec des chats de race ; l’heure avec une boisson coûte 1 400 ¥. Il ferme le jeudi et le vendredi, n’accepte pas les enfants de 10 ans et moins, et prend les réservations par téléphone. Plus loin, Itonya-go est un café-refuge tenu par la Fukuoka Animal Welfare Association dans l’arrondissement de Sawara, à un trajet en bus du centre, pour 1 300 ¥ l’heure avec boissons offertes. Fukuoka est aussi le point de départ pour Ainoshima, l’île aux chats la plus facile d’accès. Retrouvez les autres sur notre carte de Fukuoka.

Sapporo

Mewkies, ouvert en 2013, est un café détendu avec 14 chats croisés venus de tout Hokkaido, à six minutes de la station Higashi-Kuyakusho-mae. Comptez 600 ¥ les 30 minutes, ou 1 600 ¥ pour 90 minutes avec une boisson ; il est ouvert presque tous les jours jusqu’à 21 h et n’accepte que les espèces, PayPay ou au PAY. Tsukineko Cafe, près de la station Nishi-28-chome, a ouvert en 2010 : c’était le premier café-refuge pour chats de Sapporo. Depuis avril 2025, il fonctionne comme un refuge : les visites se font contre un don (environ 1 000 ¥), sur réservation par téléphone, pour une heure au maximum. Fermé le mardi et le mercredi.

À sept minutes de la station Susukino, Mataxtabi est un café-refuge installé dans une maison de plus de 80 ans, dont le personnel est employé dans le cadre d’un programme d’aide à l’emploi des personnes handicapées. L’heure coûte 1 000 ¥ plus une commande à la carte, qui comprend de vrais repas, et une salle sur le thème des sanctuaires est réservée aux adultes. Ouvert de 11 h 30 à 17 h, fermé le mercredi. Consultez notre carte de Sapporo, ou la carte de Hokkaido pour Hakodate, Asahikawa et Obihiro.

Okinawa

Sur Kokusai-dori, l’artère principale de Naha, Nekomaru Chaya est un café-refuge au 4e étage d’un immeuble situé à trois ou quatre minutes de la station Makishi. Il compte 14 chats résidents et environ 16 chats à l’adoption, et en a fait adopter plus de 650. L’heure coûte environ 1 200 ¥, les enfants de tous âges sont les bienvenus, et il vous faudra des chaussettes. À quelques minutes, MOFF Okinawa Kokusai-dori a ouvert en avril 2026 avec une vingtaine de chats de race ; il facture 900 ¥ les 30 minutes plus 380 ¥ de boissons, tous les jours de 11 h à 20 h.

Si vous avez une voiture, Hogo Neko Shokudo Noraya, à Yomitan, est un petit restaurant tenu par une association de protection des chats pour financer son refuge et ses campagnes de capture, stérilisation et remise sur site. Il sert des déjeuners familiaux du samedi au lundi, et sa salle des chats n’est accessible que sur réservation. Le bar à chats Puchi Marry de l’American Village de Chatan ferme le 1er novembre 2026. Retrouvez les autres, y compris les cafés d’Ishigaki et de Miyako, sur notre carte d’Okinawa.

Les îles aux chats du Japon

Un chat roux enroulé sur une marche en bois du port d’Ainoshima, avec le ferry de Shingu amarré derrière Photo: 水だらけのプール, CC0, via Wikimedia Commons

Le Japon compte une poignée de petites îles de pêcheurs où les chats sont plus nombreux que les habitants, devenues un lieu de pèlerinage pour les amoureux des chats. Ce ne sont pas des bars à chats. Ce sont des villages où l’on vit et travaille, avec peu ou pas de commerces, de toilettes ou d’endroits où manger ; les chats sont à demi sauvages et les habitants pour la plupart âgés. Remportez vos déchets, restez à l’écart des terrains privés, n’emmenez jamais un chat et ne nourrissez les chats que là où l’île l’autorise.

  • Tashirojima (Miyagi). L’île aux chats la plus connue, avec un petit sanctuaire dédié aux chats (Neko-jinja) et environ 100 à 150 chats. Les ferries de l’Ajishima Line partent d’Ishinomaki environ trois fois par jour ; le bateau rapide met 44 minutes et coûte 1 250 ¥ l’aller, en espèces uniquement. Consultez les horaires, réduits pendant les périodes de cale sèche.
  • Ainoshima (Fukuoka). La plus facile d’accès : 17 minutes de ferry municipal depuis le port de Shingu, au nord de Fukuoka, pour 480 ¥, cinq ou six fois par jour. Environ 180 chats y vivent, et une association locale les stérilise depuis 2021. Les bateaux du week-end peuvent être complets.
  • Aoshima (Ehime). Célèbre pour ses foules de chats, mais c’est aujourd’hui une colonie déclinante : il ne reste qu’environ 70 chats, pour la plupart âgés, et quelques habitants après une campagne de stérilisation en 2018. Le ferry depuis Nagahama part deux fois par jour, met 35 minutes et ne transporte que 34 passagers par jour au total, les insulaires en priorité : c’est donc un pari. Les chats ne peuvent être nourris qu’au point de nourrissage de l’île.
  • Sanagishima (Kagawa) et Manabeshima (Okayama) sont des îles tranquilles de la mer intérieure de Seto, accessibles en ferry depuis Tadotsu et Kasaoka. Sanagishima compte une centaine de chats et aucun commerce : apportez de quoi manger et boire.
  • Fukashima (Oita). Environ 60 chats et 11 habitants, à 30 minutes de bateau du port de Kamae, à Saiki, trois fois par jour.

Pour une version plus tranquille près de Hiroshima, la ruelle des chats d’Onomichi ne demande aucun ferry.

D’autres lieux félins au Japon

Des étagères en bois remplies de centaines de figurines blanches de maneki-neko au temple Gotokuji, à Tokyo Photo: Ménestor, CC0, via Wikimedia Commons

  • Temple Gotokuji, Tokyo. L’un des temples qui revendiquent la naissance du maneki-neko, le chat qui fait signe de la patte, avec des milliers de figurines de chats blancs laissées par les visiteurs. L’enceinte est ouverte de 6 h à 17 h. Le temple demande aux visiteurs de ne pas écrire sur les figurines, et les groupes organisés comme les séances photo doivent désormais obtenir une autorisation.
  • Sanctuaire Imado, Asakusa. Un autre prétendant à l’origine du maneki-neko et un sanctuaire prisé de ceux qui cherchent l’amour, à quelques pas au nord du Senso-ji.
  • Gare de Kishi, Wakayama. La gare rendue célèbre par Tama, la chatte cheffe de gare, emploie toujours du personnel félin. Nitama, la successeure de Tama, est morte en novembre 2025, et depuis janvier 2026 Yontama est cheffe de gare à Kishi, Gotama et Rokutama assurant ses jours de repos. Elles travaillent de 10 h à 16 h certains jours fixes : consultez le site de la compagnie ferroviaire avant de partir.

Cafés à capybaras, à chouettes et autres animaux

Au Japon, de nombreux « cafés animaliers » mêlent les chats à des capybaras, des chouettes, des hérissons, des loutres ou des fennecs, et les cafés à capybaras en particulier attirent les touristes. Ils ont besoin de la même licence d’exposition qu’un bar à chats, mais les normes nationales sur le personnel et l’espace ne concernent que les chiens et les chats. Des chercheurs ont exprimé leurs inquiétudes : une étude de 2025 portant sur 79 cafés animaliers japonais a attribué de faibles scores de bien-être à tous les groupes d’animaux, les oiseaux obtenant les pires. En septembre 2026, le ministère de l’Environnement a lancé sa première enquête nationale sur les cafés animaliers. Si un animal ne peut pas s’éloigner des visiteurs, est manipulé sans cesse ou vit dans une petite cage, envisagez d’aller ailleurs. Les cafés-refuges pour chats, où votre droit d’entrée aide des chats qui attendent un foyer, sont le choix le plus bienveillant.

Quelle que soit la ville où vous vous trouvez, un bar à chats japonais offre l’une des heures les plus reposantes d’un voyage. Retrouvez-les tous sur notre carte des bars à chats du Japon, et si vous découvrez le concept, notre guide qu’est-ce qu’un bar à chats détaille les règles de savoir-vivre.